Les Ânes de Rigourden

Les ânes de Rigourden

A 500 mètres du bourg, sur le sommet du Mont Garot, existait jusqu'en 1831 une vieille chapelle en ruine. Les traditions disaient que le bon abbé Sulianus la bâtie a son arrivée du pays de Galles en la petite Bretagne, dans le 3ème siècle. Ces traditions sont conformes à l'histoire, et l'on trouve encore de nos jours les fondations des cellules qu'occupaient les Frères, disciple de ce pieux cénobite.

Saint Suliac, ayant construit sur Garot son monastère, se plut à défricher les terres qui l'entouraient, et formant des jardins dont il en partagea la culture a ses moines qui y plantèrent des vignes. Les ployant en arcades, ils firent des clôtures enfermant et séparant les blés des légumes.

En face de Garot, a plus d'un kilomètre du couvent, de l'autre cote de la Rance, cette rivière aujourd'hui navigable qui selon les traditions pouvait être traversée sur 2 mâchoires d'ânes puisqu'elle n'était a l'époque qu'un ruisseau, on pouvait apercevoir un domaine rurale ou l'exploitant se devait de donner un loyer ainsi qu'une partie des récoltes au propriétaire des lieux. Cette métairie était dite de Rigourden.

Détruite par le temps, elle a donne son nom au village de Rigourden à Plouer. Cette ferme, ou plutôt ce village, possédait un grand nombre d'ânes qu'envoyait paître (manger en broutant) tous les jours le fermier au pied du Mont Garot dans les marais. Quand il n'y eu plus rien à manger dans les marais, l'odeur balsamique des herbages cultives par les moines fit que les ânes quittèrent leurs maigres pâturages pour aller brouter dans les jardins des solitaires puis retournèrent a Rigourden.

Quelques jours passèrent puis, les moines qui ne passaient pas tout leur temps à prier, virent leurs champs ravages. Ils veillèrent leurs vignes puis surprirent les ânes que les moines chassèrent à coup de bâton en les suivant. Les moines virent les ânes traverser la Rance et remonter la colline vers la Rigourden. Satisfait de cette découverte, les solitaires revinrent au monastère et firent un détail circonstancie a l'abbé des événements qui s'étaient produis.

Les vignes de Saint Suliac

Saint Suliac alla aussitôt trouver le propriétaire des maraudeurs pour lui blâmer sa négligence. Le fermier l'écouta mais ne lui tint pas compte de ses avis. Les ânes quant à eux n'avaient pas oublié le chemin de Garot. A peine conduits aux marais remontèrent se régaler aux jardins des moines. Un matin, le Saint Abbé surprit les ânes brouter sa vigne et entra dans une sainte colère. Il les frappa alors de sa crosse en leur jetant une malédiction puis, il retourna au monastère ou l'appelait ses devoirs.

Le propriétaire des ânes, ne voyant pas revenir ses bêtes, partit a leur recherche en compagnie de ses serviteurs en direction des marais ou devaient être les ânes. Ne les trouvant pas à l’ endroit habituel, il dispersa ses gens et pris seul la direction du couvent. En arrivant près des jardins, il vit ses ânes places comme des bornes autour des parcelles des moines. Il les appela mais ne bougèrent pas. Le fermier s'approcha alors de ses bêtes qui, victime de leur gourmandise et de la négligence de leur maître, étaient immobilise la tète retournée sur le dos. Dans cette position, ils semblaient faire partie des rochers coupant les vignes des moines. Le fermier resta la, immobile a regarder ses ânes jusqu'à l'arrivée de ses serviteurs. Les uns et les autres délibèrent sur ce qu'ils devaient faire puis allèrent trouver le Saint Moine. Saint Suliac, attendri par leur instante demandes, leurs larmes et leurs prières, leur Renda sain et sauf le bétail. Les ânes, leur maître ainsi que les serviteurs descendirent le Mont en rendant grâce au moine dans un langage si peu harmonieux que le Saint, une fois que les ânes eurent passes la rivière, se mit à genoux et prononça quelques prières qui firent que la Rance s'élargit pour devenir une rivière navigable grossie des eaux de la mer. Les moines, leurs cultures furent ainsi a l'abri des ânes.



Le Camp Viking
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La Fée du Bec Dupuy
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